Vendredi 5 juillet 2019 : Un vendredi sous le soleil, une soirée amicale !
J'ai prévu un peu de repos ce vendredi , je partirais en début d'après midi. Ce village est agréable, il fait beau, je ne suis pas pressé je n'ai que 31 km à faire ente Patrek et le petit village de Bildudalur.
Je commence par la piscine (voir article précédent) , c'est le pied, massage dans le jacuzzi...
Ensuite direction le petit resto dans lequel officient François et Athina (http://stukuhusid.is/)
Belle vue sur la ville et le fjord depuis le café/resto
François , Athina, Frédéric
Une petite soupe, un café, et il faut bien se résoudre à y aller. Je leur souhaite un bon courage pour la saison. Belle rencontre !
Je prends aussi un moment pour réviser totalement le vélo, après plus de 50 km de gravier, la visserie a tendance à jouer un peu, les gardes boues ne sont plus droits, un porte bidon se barre... pression des pneus, tension des rayons... d'ailleurs, je joue pas mal avec la pression des pneus, sur chemin, c'est pression mini recommandée, sur route la maxi; j'ai un mini manomètre électronique, ça m'aide bien. La différence sur le roulage est énorme, la tenue de route s'en ressent aussi... donc c'est important!
Après cette note technique, je m'attaque à mon étape en début d'après midi; pas longue mais particulièrement dure, deux cols successifs qui coupent les fjords par la montagne, la pente avoisine par moment les 12%, impossible pour moi ,vélo chargé, de la faire sans pousser. D'ailleurs, si c'était à refaire je ne prendrais vraiment pas les mêmes développements ( pignon-plateau) car il me manque quelque dents qui auraient été bien utiles. Je le savais avant le départ, mais j'avais pas trouvé de solution que j'aurai pu mettre en oeuvre avant de partir.
Ci-dessus, pour ce rendre compte, je mets le profil d'altitude. A noter que le temps n'est pas correct car je pense que l'ordi ne prend pas en compte les temps de poussage (considérés comme trop lents).
Vue en chemin, où sont Colt Seavers, Howard Manson et Jody Banks ?
Descente sur Bildudalur.
La pente est si violente que les freins prennent cher et mes mains aussi. Je suis souvent obligé de faire une pause pour reposer mes mains. En descente, je ne prends aucun risque en descente 20/25km maxi.... Par ailleurs, la position de tenue du guidon à la longue insensibilise d'ailleurs les paumes...
Mon coin de Camping à Bildudalur
Au camping... et quelle joie de recroiser Stéphane, le cycliste suisse, qui fait le même trajet que moi en sens inverse; on échange à nouveau pas mal sur notre voyage et sur les difficultés que l'on vient de vivre et qui de facto seront celles qui se présenteront à l'autre. Je lui parle de Latrabjarg, les oiseaux, la route, il avait prévu d'y aller, mais il y renonce finalement.
Il va se coucher. Dans mon dos, j'ai 3 couples de camping-caristes italiens, la condition des cyclistes attire souvent la sympathie et me voilà inviter à partager la fin de repas avec eux! Ils sont équipés comme à la maison, ils m'offrent un vrai expresso et un verre de grappa ! On rigole bien, Ils vont aussi à Latrabjarg le lendemain, je les mets en garde sur l'étroitesse de la route avec les camping cars.
Le tout petit village de Bildudalur.
Ici, c'est la pêche et l'industrie des algues. Ils récoltent les algues du fjords et les sèches pour en réaliser des fertilisants, de la nourriture humaine et animale. Les exportations font à priori le tour du monde.
Je vais maintenant faire quelques provisions d'appoint car le prochain village se sera pour après demain soir. Demain soir, je suis au campsite sauvage de la grande cascade de Dynjandi. Cette cascade attraction des westfjords est aussi un peu reculée, aussi il n'est autorisé d'y camper que si l'on est cycliste ou randonneur.
L'étape de demain doit faire un peu plus de 50km dont au moins une montée indiqué pour 500m d'Altitude max . Je ne sais pas si je serais en mesure d'écrire à nouveau avant aprés-demain soir dimanche.







